Les Fondateurs de la Société des Missions Africaines
Aux sources d’un élan spirituel né à Lyon
Là où tout a commencé
Née à Lyon en 1856, la Société des Missions Africaines (SMA) est issue d’un appel à la fois simple, annoncer l’Évangile en Afrique et avec l’Afrique, dans le respect des cultures et la dignité des peuples.
Au cœur du XIXᵉ siècle missionnaire, une poignée d’hommes portés par la foi et le courage ont choisi de tout quitter pour se consacrer à cette œuvre.
À leur tête, Melchior de Marion-Brésillac, évêque français et pionnier visionnaire, fonde une société entièrement tournée vers le don de soi, la fraternité interculturelle et la naissance d’un clergé africain autonome.
Leur engagement, consacré à Lyon, continue aujourd’hui de rayonner à travers le monde.
Un fondateur visionnaire et prophète de l’universalité
Né à Castelnaudary en 1813, ordonné prêtre en 1838, Melchior de Marion-Brésillac choisit de tout quitter pour suivre l’appel missionnaire.
En Inde, il découvre la richesse des cultures locales, mais aussi les limites d’une Église encore trop européenne. Convaincu que l’Évangile doit s’enraciner dans chaque peuple, il plaide pour la formation d’un clergé autochtone – une idée audacieuse, presque révolutionnaire pour son temps.
De retour en Europe, il fonde à Lyon, le 8 décembre 1856, la Société des Missions Africaines.
Sur la colline de Fourvière, lui et six compagnons se consacrent à la Vierge Marie et confient leur mission à Dieu. Ce geste marque la naissance d’une œuvre appelée à durer : un engagement à la fois spirituel et humaniste, au service de l’Afrique.
En 1859, Brésillac part pour la Sierra Leone avec les premiers missionnaires SMA.
Trois mois plus tard, la fièvre jaune les frappe. Le fondateur meurt le 25 juin 1859 à Freetown, laissant en héritage une flamme qui ne s’éteindra plus :
« Tout donner, sans rien garder pour soi. »
Aujourd’hui, ses restes reposent à Lyon, dans la chapelle des Missions Africaines du 150 cours Gambetta — lieu de mémoire, de prière et de gratitude.
Autour de lui, six missionnaires ont répondu à l’appel. Ils ont partagé son idéal, sa ferveur et sa pauvreté. Leur fidélité a permis à la SMA de survivre à la mort du fondateur et de grandir dans la fidélité à l’esprit des origines.
Parmi eux, le Père Augustin Planque (1826–1907) occupe une place centrale.
Après la mort de Mgr. Brésillac, il devient le premier supérieur général.
Depuis Lyon, il structure la Société, fonde les premières maisons, envoie les premiers prêtres et frères sur le continent africain. En 1876, il fonde la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres (NDA).
Grâce à lui, la SMA s’enracine durablement à Lyon et rayonne vers le monde entier.
Lyon, berceau vivant de la mission
Lyon n’est pas seulement le lieu d’une fondation historique, elle est le cœur spirituel d’où tout est parti — et où tout revient.
C’est à Fourvière que la SMA est née, c’est au 150 du cours Gambetta qu’elle s’est installée,
et c’est dans sa chapelle que reposent aujourd’hui les dépouilles de ses fondateurs.
« Nous ne cherchons pas à briller, mais à servir.
Que notre seule gloire soit l’amour du Christ et des âmes. »
— M. de Marion-Brésillac
Un héritage vivant
La vision de Marion-Brésillac et de ses compagnons continue d’inspirer des milliers de missionnaires présents aujourd’hui dans plus de trente pays.
Prêtres, frères, laïcs et partenaires poursuivent leur œuvre pour bâtir des ponts entre les peuples, défendre la dignité humaine, annoncer la paix et la fraternité.
La SMA reste profondément lyonnaise par ses racines et la Maison Internationale Missionnaire (MIM), maison historique SMA, du 150 cours Gambetta.